En 2007 à Dakar, quelqu’un m’avait dit : « Si tu continues, d’être comme tu étais au lycée, en 1999 tu pleuras toute ta vie »,  hors en 2004, plutôt en vacance dans la même ville, un autre m’avait souligné : « qu’il est malhonnête de vouloir être honnête dans un monde malhonnête ». Le long des ans, ces phrases m’ont tellement interpellés, elles ne m’ont jamais quitté, en aucun instant !!! Au bout de compte, j’ai compris que chaque être humain redonne à la vie ce que les autres déposent en lui et très souvent en pire;  qu’il est rare de trouver des personnes  qui malgré les expériences glorieuses ou fâcheuses de l’existence demeurent intactes : c’est-à-dire disponibles, innocentes, prêtes à entamer des nouvelles rencontres, à goûter des nouvelles expériences, etc.

 L’être humain se lasse de la vie, se mut dans  une carapace composée des préjugés, de la  susceptibilité déplacée, où il n’y a plus lieu de se vouer à l’expérience d’accorder la confiance et permettre à l’autre de prouver, s’il mérite ou pas sa confiance. En l’occurrence, autant que la foi à la vie, est morte en lui ; l’être humain veille à ce que cette foi en aucun cas prend naissance et germe chez l’autre, une occasion d’assommer les ambitions et fracasser des rêves, détruire l’espoir ; et nous y voilà face à un monde tout  gris, remplit des aigris, qui selon les opportunités paraissent excessivement  enthousiasmes de leurs traits quotidiens :providence et fatalité de constater, combien l’hypocrisie, la malhonnêteté, le mensonge, etc. gouvernent notre existence. Alors !!! Dans un tel monde, le moi : artiste, comment faire pour conserver cette innocence qui n’a pour vecteur  principale que forte intuition, qui en dehors des rencontres humaines, me nourrit et m’aide à m’ébahir spontanément aux situations de la vie qui au retour me permettent de laisser nul indifférent  en contact de ces œuvres que mes mains palpes longueurs des heures, des jours ; avec cette profonde passion  qui au bout de patience enfin signifier, aussi mon être? Comment faire ?

C’est ainsi  sous ma plume a vu le jour : « LES LARMES D’UNE ÂME ».

« Les larmes d’une âme »,  est  la désolation que nombreuses rencontres m’ont infligés, aussi bien en amitié qu’en amour, malgré ma franchise, ma sincérité, ma fidélité, ma loyauté et ma ténacité…

Même si d’après Birago Diop : « les morts ne sont pas morts ».

Quand même « Les larmes d’une âme » c’est aussi cette douleur  poignardant de voir une âme s’envolée au pays du non-retour ou bien lorsque l’ombre d’assassinat massif couvre  les cieux et inonde toute une ville, un pays des morts.

« Les larmes d’une âme »  c’est surtout la reconnaissance d’être toujours en vie, malgré les terreurs et avec espoir de voir encore fleurir un monde meilleur.

Je dédie :

Les larmes d’une âme à nos enfants pour nos aïeux au nom de ses traditions africaines qui dans une perspective moderne méritent d’être défendues : En Afrique la vie est sacrée : ne l’oublions jamais.

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